Plusieurs articles, enquêtes et théories parlent d'implications extérieures. On distingue deux types :
a) Soutien occidental
Union Européenne & États-Unis :
Officiellement, ils ont soutenu politiquement les manifestants (visites de diplomates américains et européens sur le Maïdan, discours de soutien).
Les États-Unis ont apporté un soutien financier à la société civile ukrainienne (programmes de démocratie, ONG, médias indépendants).
La fameuse fuite téléphonique Nuland–Pyatt (février 2014), où la secrétaire d'État adjointe américaine Victoria Nuland discute du futur gouvernement ukrainien (« Yats is the guy », en parlant d'Arseni Iatseniouk), est souvent citée comme preuve d'ingérence.
Articles / sources :
Médias occidentaux
BBC, The Guardian, Der Spiegel, Le Monde ont couvert le rôle des diplomates occidentaux.
Médias pro-russes
RT et Sputnik (médias pro-russes) insistent sur un rôle beaucoup plus direct de Washington.
b) Implication russe (côté opposé)
La Russie a accusé l'Occident d'orchestrer un « coup d'État ».
Dans les mois qui suivent, la Russie annexe la Crimée (mars 2014) et soutient les séparatistes dans le Donbass.
Moscou aurait aussi mené des opérations d'influence pour discréditer les manifestants comme étant des « fascistes ».
c) Zones d'ombre et théories
Le rôle des snipers du 20 février 2014 reste débattu :
01
Version officielle ukrainienne
Incrimine la police spéciale Berkut (fidèle à Ianoukovytch).
02
Scénarios complexes
Certains chercheurs et journalistes évoquent des scénarios plus complexes (snipers « provocateurs », pour radicaliser la situation).
03
Étude controversée
Une étude de l'université d'Ottawa (2016, prof. Ivan Katchanovski) avance que certains tirs pourraient avoir aussi été effectués depuis des bâtiments contrôlés par l'opposition, ce qui alimente les théories de manipulation.